arc en ciel 2017

 

J’aspire à voir la lumière
Avec ceux qui l’ont retrouvée,
Se recherchent la vie entière,
Se découvrent à l’âge d’aimer.


J’aspire à hisser les couleurs
Sur l’arc-en-ciel de la vie,
Garder l’homme au cœur des valeurs
Et le cœur pour seule patrie.


J’aspire à chanter les louanges
Du courage qui masque la peur,
De ceux qui se battent et dérangent
Pour bâtir un monde meilleur.

J’aspire à lever le mystère
De la vie des rêves, redonner
Le pouvoir à l’imaginaire,
Le désir de se redresser.


J’aspire à l’odeur de la terre,
La nature recomposée,
Même les tourbillons de poussière
Donnent des raisons d’espérer.


J’aspire à souffler sur le feu,
Sur les braises d’une paix fragile,
A maudire quand sous les cieux
Le religieux coiffe le civil.


J’aspire à trouver le passage
De la théorie à l’action,
La pâleur diffuse du visage
Qui recherche l’inspiration.


J’aspire à fouiller les décombres

Où tout se défait et s’en va
Vers ce qui pèse, nous encombre,
Et garder le meilleur de soi.


J’aspire à remettre et parfaire
Le travail sur le métier,
A permettre dans le savoir faire
A la main de se déployer.


J’aspire à marcher dans les pas
De ceux qui pensent d’abord
A bannir le chacun pour soi,
Partager les règles, les efforts.


J’aspire à créer, donner corps
Aux idées des forces nouvelles,
Dans leurs premiers pas vibre encore
Le vertige de l’ Eternel.

J’aspire à donner confiance
Aux hommes de bonne volonté,

Délivrer des croix l’espérance
De Le voir et Le rencontrer.

J’aspire à trouver des réponses
Aux questions qu’on ose poser,
Donnent du sens et renoncent
A courir après le passé.


J’aspire à tout ce qu’on devine
Sous l’emprise des sens féminins,
A soumettre l’âme féline
Aux désirs de mâles desseins.


J’aspire à rester près de toi ;
Rien ne m’oppresse, ne me lasse
Dans l’entrain des petites joies

Et des grands bonheurs qui passent.

Patrick CARRE