L'été se termine

en langueurs fraîches et brumeuses

dans mon petit village ..

 

Ici , la sécheresse dans les prés,

ailleurs une mousson grandiose

des ouragans en série,

qui détruisent tout aux Antilles 

îles de rêves.

A Cuba, en Floride on fuit à vive allure..

 

Du mal à imaginer cette furie de l'eau

qui nous coupe le souffle et la vie..

 

Que sont nos petites misères

devant ces images de cataclysme.

des humains qui nous ressemblent,

n'ont plus de maison, plus d'abris

plus rien...

 

Habitués au confort matériel

sans bouleversements climatiques

pouvons comprendre,

pouvons nous imaginer un tel désastre ?

Des images de fin du monde

qui nous font peur .

 

Peur de la mort,  bien sur

cette faucheuse qu'on oublie

On a bien le temps d'y penser..

 

 

« Pourquoi penses -tu à la mort »

me disait jadis une collègue ?

« Parce que je ne veux pas oublier

que la vie est précieuse,

qu'on ne doit pas la gâcher,

par les plaisirs, l'argent, les beuveries .

Me préparer à l'idée de mourir

pour ne pas être effrayée

lors du dernier souffle. »

 

La foi me porte depuis longtemps

mais comme dans « le Dialogue des Carmélites »

renierais-je Dieu  au dernier moment!

Lâcher mes croyances pour être..

Et peindre  ma  vie des couleurs de l'arc en ciel !