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"J'appartiens à un pays que j'ai quitté"

disait la grande Colette.

Comme elle modestement, j'écris.

 

Son pays est le mien aussi.

Du chateau renaissance

au jardin médiéval

ma vie a suivi un long fleuve, un dédale.

 

Je n'ai pas oublié le parfum des forêts

Je n'ai pas oublié les rondeurs des grés

Je n'ai pas oublié le chateau rouge brique

 

Je n'ai pas oublié la vrille qui le longe

Je n'ai pas oublié les vitraux colorés

Je n'ai pas oublié la maison des potiers.

 

Ce pays coule encore dans mes veines

Il laboure mon âme de sa terre ocre

et la façonne  avec les mains des potiers.

 

La poyaudine

Mireille