Je marche dans la terre meuble

terre berrichonne

qui m'a adoptée

moi la Poyaudine.

Tes bois rappellent les forets

de Puisaye que mes poumons

respirent encore.

La rivière attirent les hérons blancs

les aigrettes et les oies bernaches.

Les oiseaux tourbillonnent au dessus

de ce miroir roulant,

emportant leur image vers

son amie La Loire.

 

Le village, petit point sur la carte

semble sortir d'une autre époque.

Les plantes ici ont privilège,

elles grimpent sur les murs

pour offrir feuillages et fleurs.

Loin des bruits citadins

pas besoin de paraître,

seuls les oiseaux écoutent quelques sons échappés

d'un instrument à cordes venus d'ailleurs ,

 

le silence nous amène à la vie.

La vraie,

celle qui bat au fond des entrailles.

on écoute battre le cœur de la nature

 

on respire avec elle

on se fond avec elle 

le temps semble suspendu.

 

Mireille