Au Jardin de mon âme poussent des fleurs

18 juin 2017

 

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Les caresses des yeux sont les plus adorables ; 
Elles apportent l'âme aux limites de l'être, 
Et livrent des secrets autrement ineffables, 
Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ; 
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ; 
Rien n'exprime que lui les choses immortelles 
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.

Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire 
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses, 
Elles gardent encor leur limpide tendresse ;

Faites pour consoler, enivrer et séduire, 
Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes ! 
Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?

Poète : Auguste Angellier (1848-1911)

 

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16 juin 2017

Arrivée à la Guide

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La route traverse la forêt

qui exhale les souvenirs

lointains du Fouilleux,

terre de mes ancêtres.

 

Chênes magnifiques

à l'écorce crevassée,

les feuilles lobées jonchant

déjà le sol.

 

En sortant d'un virage,

un arc en ciel géant

balaye la voûte

pour se jeter sur le sol.

 

Soudain, un grondement roule

d'Ouest en Est.

Sur l'horizon encre marine

il s'intensifie, se multiplie

et déferle comme une vague céleste.

 

Devant moi

le soleil illumine encore

quelques prés bossus.

Puis le ciel s'éloigne dans un bruit

vers le village voisin.

 

Ici , le calme est revenu

comme si de rien n'était...

le silence majestueux

reprend sa pose.

mireille@

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11 juin 2017

A force de m'écrire

 

 

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À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre
J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.

Andrée Chedid

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10 juin 2017

Demain dès l'aube

 

 

 

 

 

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Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

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08 juin 2017

Je t'aime P.Eluard

 

 

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Pont des amours à Annec

 Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues 

Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu 
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud 
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs 
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas 
Je t'aime pour aimer 
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas 

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu 
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte 
Entre autrefois et aujourd'hui 
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille 
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir 
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie 
Comme on oublie 

Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne 
Pour la santé 
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion 
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas 
Tu crois être le doute et tu n'es que raison 
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête 
Quand je suis sûr de moi.

 

Paul Eluard

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03 juin 2017

Le soir Lamartine

Le soir

Le soir ramène le silence.
Assis sur ces rochers déserts,
Je suis dans le vague des airs
Le char de la nuit qui s'avance.

Vénus se lève à l'horizon ;
A mes pieds l'étoile amoureuse.
De sa lueur mystérieuse
Blanchit les tapis de gazon.

De ce hêtre au feuillage sombre
J'entends frissonner les rameaux :
On dirait autour des tombeaux
Qu'on entend voltiger une ombre.

Tout à coup détaché des cieux,
Un rayon de l'astre nocturne,
Glissant sur mon front taciturne,
Vient mollement toucher mes yeux.

Doux reflet d'un globe de flamme,
Charmant rayon, que me veux-tu ?
Viens-tu dans mon sein abattu
Porter la lumière à mon âme ?

Descends-tu pour me révéler 
Des mondes le divin mystère?
Les secrets cachés dans la sphère
Où le jour va te rappeler?

Une secrète intelligence
T'adresse-t-elle aux malheureux ?
Viens-tu la nuit briller sur eux
Comme un rayon de l'espérance ?

Viens-tu dévoiler l'avenir
Au coeur fatigué qui t'implore ?
Rayon divin, es-tu l'aurore
Du jour qui ne doit pas finir ?

 

images (1)

Mon coeur à ta clarté s'enflamme,
Je sens des transports inconnus,
Je songe à ceux qui ne sont plus
Douce lumière, es-tu leur âme ?

Peut-être ces mânes heureux
Glissent ainsi sur le bocage ?
Enveloppé de leur image,
Je crois me sentir plus près d'eux !

Ah ! si c'est vous, ombres chéries !
Loin de la foule et loin du bruit,
Revenez ainsi chaque nuit
Vous mêler à mes rêveries.
Ramenez la paix et l'amour
Au sein de mon âme épuisée,
Comme la nocturne rosée
Qui tombe après les feux du jour.

Venez !... mais des vapeurs funèbres
Montent des bords de l'horizon :
Elles voilent le doux rayon,
Et tout rentre dans les ténèbres.

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31 mai 2017

Lorsque nous parlons F.CHENG

 

 

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Lorsque nous nous parlons 
Le rêve est à portée 
Lorsque nous nous taisons 
Le rêve demeure intact

Apprenons à cueillir 
Tout instant qui advient : 
Sente gorgée de soleil 
Grisée de lune, clairière...

***

La lune mêle nos ombres 
aux ombres des branches 
d'amandiers

Une brise mêle nos voix 
aux cris intermittents 
des grillons

Seuls nos pas résonnent 
à la source cachée 
qui chantant

Tait le secret de cette nuit du monde


Le long d'un amour de François Cheng

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22 mai 2017

Est-ce le printemps?

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photo personnelle

 

Les fleurs se sont épanouies

au soleil voilà quelques semaines,

 

Nées avant terme,

le froid les ratatine...

elles se resserrent .

Est-ce bien le printemps

chuchotent -elles , le soir

quand tout dort..

 

La nature est ainsi faite,

le printemps arrive trop tôt

ou trop tard,

après un hiver rude.

« Il n'y a plus de saisons » disaient les anciens

dans ma jeunesse..

alors qu'y a t-il de changé ?

 

Est-ce l'homme qui court dans tous les sens,

et qui met le monde et la nature à l'envers !

 

Ou bien est-ce notre esprit perturbé

qui fait la nature à son image : changeant.

 

Quoiqu'il en soit,

on grelotte dans les chaumières,

le feu ranime une somnolence passagère

le chat ronronne, étendu de tout son long

le calme m'enveloppe de son silence

comme un manteau protecteur

avant que je tombe dans les bras de Morphée !

 

Bienfaisante quiétude crépusculaire

tu m'invites au repos.

Demain sera un autre jour

avec son bouquet parfumé

de clochettes blanches

et qui sait  de quoi il sera fait.

mireille@

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19 mai 2017

Apremont sur Allier en fête

 

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"Ce qu'il y a de beau dans la création artistique

c'est justement cette part féminine, cette musique qui n'en finit pas de chanter."

François Cheng

 

Ce week-end c'est la Fête à APREMONT-sur-Allier(18150)


Fête des Plantes:


samedi 20  et dimanche 21 mai 


Festival 1er Concert dimanche 21 Mai 18h 30 


Réservation concerts:Les Muses à Apremont 02 48 80 48 27.

*Duo billets visite du parc/concert: s'adresser à l'entrée du parc.

*Menu spécial Festival à la Brasserie du Lavoir pour les personnes munies d'un billet de concert:
réservations à la Brasserie 02 48 80 25 76

 

Nous sommes prêts, au plaisir de vous rencontrer.

 

Mireille Bertrand

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14 mai 2017

La rivière Dirk Maassen.

 

 

 

La rivière coule, coule

les notes dansent, dansent

et mon cœur bat.......

 Tout s'accélère

et comme un envol de folie

le tout se mélange...

 La rivière danse,

au rythme de mon cœur qui coule, coule

sur les notes joyeuses

de l'archet 

qui glisse, glisse

 

comme l'oiseau

qui vole, vole,

la rivière coule, coule

et nous emporte

vers l'embouchure de notre vie

qui se jettera inexorablement

dans l'océan de félicité .

mireille@

sur la musique de Dirk Maassen

 

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